Algérie : 27 accords bilatéraux signés avec la Mauritanie
L’Algérie et la Mauritanie ont franchi une nouvelle étape dans leur coopération bilatérale à l’issue d’une série de travaux de haut niveau. Les échanges entre les deux pays restent toutefois limités, estimés à environ 215,8 millions de dollars en 2024 selon les données du Centre du commerce international (ITC), ce qui souligne le potentiel encore largement inexploité de ce partenariat.
À Alger, l’Algérie et la Mauritanie ont conclu le 6 avril 2026, 27 accords, des mémorandums et des programmes de coopération. Supervisée par les Premiers ministres Sifi Ghrieb et Mokhtar Ould Djay, la rencontre vise à accélérer une coopération encore limitée : les échanges commerciaux entre les deux pays restent modestes, estimés à environ 215,8 millions de dollars en 2024, selon les données de l’International Trade Centre.
Au cours de cette session, nous avons pu signer des dizaines de documents de coopération, comprenant des accords, des mémorandums d’entente, des protocoles et des programmes exécutifs. Ces documents couvrent les différents aspects de la coopération entre nos deux pays ainsi que de nombreux secteurs vitaux. Des décisions concrètes ont également été prises pour mettre en place des mécanismes et des mesures de suivi afin d’assurer la mise en œuvre des résultats obtenus.
Mokhtar Ould Djay, Premier ministre – Mauritanie
Les accords couvrent des secteurs clés, l’énergie, les hydrocarbures, l’agriculture, le transport ou encore l’éducation avec l’ambition de diversifier les économies. L’Algérie, dont les exportations d’hydrocarbures dépassent régulièrement les 50 milliards de dollars annuels, cherche à renforcer ses débouchés régionaux, tandis que la Mauritanie mise sur ses ressources minières et halieutiques pour attirer des investissements. La route Tindouf-Zouerate et une zone franche sont au cœur de cette stratégie.
Par ailleurs, nos deux pays ont convenu de la nécessité d’accroître le rythme des échanges commerciaux bilatéraux et de diversifier leur structure, qui reste encore en deçà des ambitions communes, notamment au regard des perspectives prometteuses offertes par la route Tindouf–Zouerate et la liaison maritime entre les deux pays.
Sifi Ghrieb, Premier ministre – Algérie
Les autorités évoquent la mise en place d’un suivi structuré et d’une feuille de route avec calendrier précis. Mais l’absence de chiffres détaillés sur les investissements et les retombées attendues entretient le flou. Dans un contexte où le commerce intra-africain reste inférieur à 20 % des échanges totaux du continent, la concrétisation de ces projets sera déterminante pour transformer ces engagements en résultats économiques tangibles.
Africa 24 TV


