Mauritanie : le Président de la République plaide pour le Dialogue au Mali
Face à la dégradation persistante de la situation sécuritaire au Mali, le président mauritanien, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, a réaffirmé mercredi à Nouakchott sa conviction que le dialogue demeure la voie la plus efficace pour restaurer durablement la paix et la stabilité dans la sous-région sahélienne.
Recevant au Palais présidentiel l’envoyé spécial de l’Union africaine au Mali et au Sahel, Mamadou Tangara, le chef de l’État mauritanien a partagé son analyse approfondie des enjeux sécuritaires régionaux, tout en insistant sur l’urgence d’une réponse concertée face à l’expansion de la menace terroriste.
À l’issue de cette audience, l’émissaire de l’Union africaine a salué la vision stratégique du président mauritanien, soulignant la pertinence de ses conseils et son engagement constant en faveur de la stabilité du Sahel.
Selon Mamadou Tangara, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani a fermement condamné les attaques terroristes en cours au Mali, tout en appelant l’ensemble des acteurs régionaux à privilégier le dialogue politique pour désamorcer les tensions et favoriser une sortie de crise durable.
Le président mauritanien a également rappelé l’interdépendance sécuritaire entre les pays du Sahel, estimant que toute aggravation de l’instabilité dans un État de la région constitue une menace collective.
Dans un contexte marqué par la multiplication des violences armées, cette position renforce le rôle diplomatique croissant de la Mauritanie comme acteur de médiation et de stabilité dans l’espace sahélien.
Par cette démarche, Nouakchott confirme sa volonté de promouvoir une approche fondée à la fois sur la lutte contre le terrorisme, la coopération régionale et le dialogue inclusif comme piliers essentiels d’une paix durable.
Le Mali est confronté à une crise sécuritaire sans précédent depuis plus d’une décennie. Les récentes attaques coordonnées du 25 avril, parmi les plus violentes visant les autorités en place, ont été revendiquées par le groupe terroriste JNIM et le mouvement rebelle Front de Libération de l’Azawad (FLA), entraînant notamment la mort du ministre de la Défense, Sadio Camara. ► https://trustmag.net/article/YwqWoahUB
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