Mauritanie :des juristes se trompent sur les prérogatives du Président de la République ،..
Les juristes qui disent que le président mauritanien ne peut pas gracier quelqu’un tant que sa condamnation n’est pas définitive, c’est-à-dire tant qu’il n’a pas épuisé les recours, se trompent. Ils se fondent sur le droit français mais même en France il n’y a pas un mot pas une loi qui interdise au président français de gracier quelqu’un condamné en 1ère instance. Aux USA par exemple, le président peut même gracier quelqu’un avant une condamnation, c’est la grâce préemptive ( « en vertu de l’article II de la Constitution, permettant d’annuler des poursuites fédérales potentielles avant même qu’une inculpation ou une condamnation ne survienne » ). En ce qui concerne le chef de l’Etat mauritanien, la chariaa invite au pardon, le chef d’Etat étant le 1er concerné par la diffamation, pourquoi attendre pour rien pour pardonner ? D’ailleurs le condamné peut refuser la grâce s’il veut continuer les recours pour prouver son innocence. Dans le cas des députées, ce serait absurde car l’innocence est impossible à défendre vu qu’il s’agit d’un flagrant délit filmé et publié par les députées elles-mêmes. De toute façon, la constitution mauritanienne étant quasiment un copier-coller de la constitution française, l’article 37 mauritanien et le même que l’article 17 français. Rien donc n’empêche le chef de l’Etat de gracier quelqu’un condamné en 1ère instance. Les chefs d’Etat ne le font pas en général pour ne pas être accusés d’être complices de crimes ou délits ; là en l’occurence vu qu’il s’agit d’insultes concernant le chef de l’Etat, il peut gracier sans attendre tous les recours surtout comme ce fut précisé pour des raisons humanitaires vu qu’un nouveau-né a été entraîné en prison par le délit de sa mère. L’autre députée ayant dérapé verbalement pour défendre la 1ère, elles ont été graciées toutes les deux par un élan d’humanité.
Source : Chezvlane 


